mercredi 27 février 2008
19 février 2008 - Premiers contacts d'EUFOR Tchad RCA avec la population
Dès le 19 février, EUFOR a commencé les patrouilles et la prise de contact avec la population dans la zone d'action de la force.
L'objectif de ces premières visites est de montrer la présence de la force européenne et d'expliquer ses missions à la population locale.
L'accueil dans les villages est très chaleureux et les habitants sont intéressés par les explications. Très attendues, les forces de l'EUFOR Tchad/RCA apportent un espoir de sécurité et de stabilité.
27 février 2008 - Le président Sarkozy à N'Djamena
N'DJAMENA - Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi à N'Djamena pour une brève visite controversée à son homologue tchadien Idriss Deby Itno moins d'un mois après une offensive rebelle ratée et alors que le doute plane sur le sort de deux opposants "disparus".
Accueilli vers 17H45 (16h45 GMT) par le président Deby et son épouse Hynda, M. Sarkozy était lui-même accompagné de son épouse Carla, qui effectue sa première visite officielle à l'étranger en tant que première dame.
La Marseillaise, hymne national français, a retenti alors que les délégations se tenaient devant six avions de combat Mirage F1 français.
Les deux chefs d'Etat devaient ensuite prendre la direction de la présidence tchadienne pour un entretien.
Les ministres français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin, ainsi que le commissaire européen au Développement Louis Michel, étaient également dans l'avion présidentiel français.
Cette visite intervient alors que la France avait initialement demandé à N'Djamena, comme condition préalable, de faire la lumière sur le sort de deux opposants tchadiens Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, arrêtés le 3 février à l'issue d'une offensive rebelle sur la capitale tchadienne et dont on est sans nouvelles.
Les autorités tchadiennes ont joué mardi "l'apaisement" en plaçant en résidence surveillée l'ancien chef de l'Etat Lol Mahamat Choua, disparu dans les mêmes circonstances que les deux autres opposants, et porté disparu pendant plusieurs jours avant que les autorités tchadiennes le retrouvent "vivant" le 14 février et reconnaissent qu'il était détenu.
Selon un conseiller du président français, M. Kouchner doit se rendre jeudi à Abéché, principale ville de l'est tchadien et QG de l'Eufor.
Accueilli vers 17H45 (16h45 GMT) par le président Deby et son épouse Hynda, M. Sarkozy était lui-même accompagné de son épouse Carla, qui effectue sa première visite officielle à l'étranger en tant que première dame.Après un passage au pavillon d'honneur, les présidents français et tchadien se sont rendus sur la base militaire française de N'Djamena pour recevoir les honneurs du dispositif Epervier présent au Tchad.
La Marseillaise, hymne national français, a retenti alors que les délégations se tenaient devant six avions de combat Mirage F1 français.
Les deux chefs d'Etat devaient ensuite prendre la direction de la présidence tchadienne pour un entretien.
Les ministres français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin, ainsi que le commissaire européen au Développement Louis Michel, étaient également dans l'avion présidentiel français.
La délégation française comprenait en outre le secrétaire d'Etat français à la Coopération Jean-Marie Bockel et le chef d'état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin.
Cette visite intervient alors que la France avait initialement demandé à N'Djamena, comme condition préalable, de faire la lumière sur le sort de deux opposants tchadiens Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, arrêtés le 3 février à l'issue d'une offensive rebelle sur la capitale tchadienne et dont on est sans nouvelles.
Les autorités tchadiennes ont joué mardi "l'apaisement" en plaçant en résidence surveillée l'ancien chef de l'Etat Lol Mahamat Choua, disparu dans les mêmes circonstances que les deux autres opposants, et porté disparu pendant plusieurs jours avant que les autorités tchadiennes le retrouvent "vivant" le 14 février et reconnaissent qu'il était détenu.
Selon un conseiller du président français, M. Kouchner doit se rendre jeudi à Abéché, principale ville de l'est tchadien et QG de l'Eufor.
lundi 25 février 2008
Nouveaux services de téléphonie personnelle pour les militaires en opérations extérieures
MINISTERE DE LA DEFENSE et ASTRIUM SERVICES
Le contrat, de quatre ans, signé entre Astrium Services et l’EdA porte le nom de PASSEREL. Ce dernier prévoit la fourniture de services payants de téléphonie et d’accès à l’Internet (par satellite) que l’Economat des armées proposera aux militaires pour leur usage personnel. A terme, l’EdA escompte atteindre un chiffre d’affaires annuel estimé à 2,5 millions d’euros.
PASSEREL c’est :
En inaugurant le 20 février 2008, à Toulouse, un téléport de télécommunication satellitaire, Astrium Services a démarré sa prestation au profit de l’Economat des armées (EdA) qui l’avait choisit en novembre dernier pour être son nouveau fournisseur de services destinés aux communications personnelles des militaires déployés en opérations extérieures.
Le contrat, de quatre ans, signé entre Astrium Services et l’EdA porte le nom de PASSEREL. Ce dernier prévoit la fourniture de services payants de téléphonie et d’accès à l’Internet (par satellite) que l’Economat des armées proposera aux militaires pour leur usage personnel. A terme, l’EdA escompte atteindre un chiffre d’affaires annuel estimé à 2,5 millions d’euros.
PASSEREL c’est :
- Des services de télécommunications par satellite pour communiquer par téléphone avec ses proches et surfer sur Internet.
- Téléphonie via Internet de haute qualité et confort de surf sur le Web.
- la mise en place progressive d’un réseau sans fil (WiFi) pour téléphones et ordinateurs portables personnels dans les lieux de vie.
- Un portail intranet PASSEREL permettant aux utilisateurs de suivre leur consommation, obtenir de l’information et recharger leur carte prépayée.
- Cartes prépayées disponibles dans les points de vente de l’EdA sur les théâtres d’opérations
- Support technique et hotline 7jours sur 7 bilingue français-anglais.
Testé avec succès depuis le début du mois de février au Tchad par les militaires de l’opération Epervier, ces nouveaux services permettrons prochainement aux quelques 10 000 militaires français déployés en opérations extérieures de contacter leurs familles et amis par téléphone, par messagerie électronique et par Internet, à des tarifs compétitifs et dans des conditions techniques meilleures qu’auparavant.
mardi 19 février 2008
Les actions du groupement santé des EFT lors des événements au Tchad
MINISTERE DE LA DEFENSEDu 02 au 08 février dernier, lors des combats qui ont opposé l’Armée nationale tchadienne (ANT) aux forces rebelles, le Groupement santé des éléments français au Tchad (EFT) a assuré un soutien santé :
- Au profit des ressortissants avec le déploiement de postes de secours (rôle 1), à l’ambassade de France et sur deux points de regroupement dans le centre ville. De plus, 123 ressortissants ont bénéficié de consultations médicales au centre médico-chirurgical (rôle 2), lors de leur arrivée au centre d’évacuation de la Base Kosseï. Enfin, un rapatriement sanitaire médicalisé, à bord d’un avion de transport tactique de l’Armée de l’air, à destination de Libreville a été organisé au profit d’un enfant de ressortissant.
- Au profit de 50 militaires et 5 civils tchadiens, blessés lors des combats, qui ont été opérés par la 7ème Antenne chirurgicale parachutiste (ACP). De plus, les équipes médicales des EFT ont réalisé une mission d’évacuation sanitaire (EVASAN) par hélicoptère au profit de 4 blessés tchadiens.
vendredi 15 février 2008
mardi 12 février 2008
12 février à 18h00 - Le déploiement de l'Eufor a repris après onze jours d'interruption
Le déploiement de la force européenne au Tchad, chargée de sécuriser les réfugiés du Darfour, a repris avec l'atterrissage à Abéché, dans l'est du Tchad, d'un Hercules C-130 transportant du matériel. "Aujourd'hui à 14h00 (locales, 13h00 GMT), les mouvements de projection de la Force ont repris avec l'arrivée à Abéché d'un avion de transport militaire", selon un communiqué de l'Eufor qui poursuit: "Cette arrivée marque la reprise effective du déploiement de l'Eufor Tchad-RCA et sera suivie, dans les jours qui viennent d'autres acheminements sur N'Djamena et Abéché". Du "personnel" était également présent dans l'avion, selon le lieutenant-colonel de la force Patrick Poulain à N'Djamena, qui n'en a pas précisé la nature ni le nombre. Ce vol "sera suivi dans les jours qui viennent d'autres acheminements sur N'Djamena et Abéché, notamment des détachements de soldats qui arriveront en précurseurs, pour préparer l'arrivée du gros des forces", a précisé à le lieutenant-colonel Philippe de Cussac, porte-parole au quartier général de la force près de Paris.
Le général Jean-Philippe Ganascia, commandant sur le terrain de l'Eufor, avait indiqué la semaine dernière, avant l'offensive inattendue des rebelles, qu'il espérait que la force serait en "capacité opérationnelle" à la fin mars. "C'est à partir de ce moment là que commenceront les 12 mois du mandat de la mission", avait-il précisé.La mission avait déjà pris du retard en raison des difficultés des pays européens à se mettre d'accord sur la taille et les apports respectifs de chacun à la force (22 pays au quartier général, 14 présents sur le terrain avec des soldats).
Alors que les rebelles continuent à se replier dans le sud-est vers les frontières soudanaise et centrafricaine après leur échec à prendre N'Djamena les 2 et 3 février, la capitale tchadienne renaît à la vie.
Vers 10 heures du matin, le premier vol civil depuis les combats, un avion d'Air France, a décollé pour Paris alors que le ciel est sillonné en permanence par les avions et hélicoptères militaires.
Le Lycée de la Liberté a, par exemple, rouvert mardi matin. "Nous avons commencé difficilement, avec quelques 300 élèves sur 2.000. Vingt professeurs sur l'effectif de 40 se sont signalés", raconte le proviseur Lol Ali Choua. "C'était une telle panique, la reprise est très dure. La psychose est là, le traumatisme est permanent", ajoute-t-il.
Sur l'avenue commerçante du général de Gaulle, la Financial Bank a rouvert lundi. Une roquette a troué sa façade, les impacts de gros calibre sur ses murs sont masqués par des couches de ciment frais. Des planches remplacent les vitres éclatées.
Selon son directeur d'exploitation, Alexandre Dalzon, la soixantaine d'employés sont revenus et la banque "tourne à plein, avec des retraits mais aussi beaucoup de dépôts".
Les yeux d’Epervier
MINISTERE DE LA DEFENSE le 12 février 2008
L’aéronautique navale a renforcé les rangs des éléments français au Tchad en déployant sur ordre du chef d’état-major des armées plusieurs de ses Atlantique 2 dans la région, lors des affrontements qui ont opposé l'armée nationale tchadienne à des rebelles.
Les équipages ont été les yeux du commandant des éléments français (COMELEF), survolant à rythme soutenu les zones de combats et contribuant, par leur polyvalence et leurs multiples capteurs, à l'établissement de la situation au sol et à la maîtrise de l’information.
Intégrés à un dispositif interarmées renforcé, les équipages ont su s’adapter avec efficacité aux besoins du dispositif Epervier.
Au plus fort des combats dans la capitale tchadienne, l'aéroport se trouvant directement menacé, les Atlantique ont été redéployés à Libreville au Gabon puis à Bangui en RCA, d’où ils ont poursuivi leurs vols au-dessus de la zone d’opérations, jusqu’à ce que la situation sécuritaire s’améliore.
La bataille ayant vu les forces gouvernementales prendre l’ascendant et permis le retour à un calme relatif dans la capitale, nos «marins du ciel» ont pu rallier N’Djamena, d'où ils survolent à nouveau la région, territoire de roche et de sable, lardé de pistes et de « ouadis » à sec, propices à la circulation.
Le secret de cette capacité d’adaptation reconnue : les techniques de travail des équipages, aguerris aux opérations maritimes, se transposent avec aisance aux survols des vastes étendues de l’Afrique ; observations, comptes-rendus, exploitation des capteurs en fonction de l’environnement, synthèse de l’information, investigations et réactions sur contacts sont le lot commun des pistages anti-sous-marins et de la surveillance de l'environnement terrestre.
M. Hervé Morin, ministre de la défense, s’est rendu à N’Djamena le 6 février dernier et y a rencontré les acteurs de terrain, dont le détachement Atlantique 2, qu’il a félicité, ainsi que les autres militaires du dispositif Epervier, pour le travail accompli.
Au cœur de l’Afrique, les équipages des flottilles 21F (Nîmes-Garons) et 23F (Lann-Bihoué) écrivent une nouvelle page de l’Histoire de l’aéronautique navale et y font vivre la devise de la patrouille maritime : UBIQUE…
L’aéronautique navale a renforcé les rangs des éléments français au Tchad en déployant sur ordre du chef d’état-major des armées plusieurs de ses Atlantique 2 dans la région, lors des affrontements qui ont opposé l'armée nationale tchadienne à des rebelles.Les équipages ont été les yeux du commandant des éléments français (COMELEF), survolant à rythme soutenu les zones de combats et contribuant, par leur polyvalence et leurs multiples capteurs, à l'établissement de la situation au sol et à la maîtrise de l’information.
Intégrés à un dispositif interarmées renforcé, les équipages ont su s’adapter avec efficacité aux besoins du dispositif Epervier.
Au plus fort des combats dans la capitale tchadienne, l'aéroport se trouvant directement menacé, les Atlantique ont été redéployés à Libreville au Gabon puis à Bangui en RCA, d’où ils ont poursuivi leurs vols au-dessus de la zone d’opérations, jusqu’à ce que la situation sécuritaire s’améliore.
La bataille ayant vu les forces gouvernementales prendre l’ascendant et permis le retour à un calme relatif dans la capitale, nos «marins du ciel» ont pu rallier N’Djamena, d'où ils survolent à nouveau la région, territoire de roche et de sable, lardé de pistes et de « ouadis » à sec, propices à la circulation.
Fort de 65 personnes, le détachement de la Marine Nationale au Tchad a contribué de façon déterminante aux missions des éléments français au Tchad.
Le secret de cette capacité d’adaptation reconnue : les techniques de travail des équipages, aguerris aux opérations maritimes, se transposent avec aisance aux survols des vastes étendues de l’Afrique ; observations, comptes-rendus, exploitation des capteurs en fonction de l’environnement, synthèse de l’information, investigations et réactions sur contacts sont le lot commun des pistages anti-sous-marins et de la surveillance de l'environnement terrestre.
M. Hervé Morin, ministre de la défense, s’est rendu à N’Djamena le 6 février dernier et y a rencontré les acteurs de terrain, dont le détachement Atlantique 2, qu’il a félicité, ainsi que les autres militaires du dispositif Epervier, pour le travail accompli.
Au cœur de l’Afrique, les équipages des flottilles 21F (Nîmes-Garons) et 23F (Lann-Bihoué) écrivent une nouvelle page de l’Histoire de l’aéronautique navale et y font vivre la devise de la patrouille maritime : UBIQUE…
dimanche 10 février 2008
jeudi 7 février 2008
6 février 2008 à 18h00 - Point de situation du Ministère de la Défense
A N’Djaména, les forces tchadiennes poursuivent les opérations de sécurisation de la ville.Le dispositif mis en place par les EFT permet d’assurer la sécurité des ressortissants encore présents et des sites nécessaires à la liberté d’action de nos forces.
Le dispositif aérien dispose toujours de capacités renforcées dans les composantes appui, renseignement et transport.
La journée a été marqué par la visite du ministre de la défense, Monsieur Hervé Morin, accompagné par le général Puga, sous-chef opération de l’EMA.
Les opérations visant à récupérer les ressortissants isolés dans N’Djaména et dans l’intérieur du pays se poursuivent sans difficulté notable.
Les ressortissants ont tous été évacués des points de regroupement. Seuls ceux volontaires pour demeurer au Tchad sont encore présents au camp Kosseï. Les autres ont été évacués vers le Gabon, avec en particulier deux rotations d’avions militaires de transport tactique la nuit dernière.
A Libreville, un airbus de l’armée de l’air a effectué aujourd’hui une nouvelle rotation en direction de Paris.A ce jour, près de 1500 personnes de 70 nationalités différentes ont été évacuées par les forces françaises entre N’Djaména et Libreville. La plupart ont été accueillies par le centre de regroupement et d’évacuation des ressortissants mis en œuvre par les forces françaises au Gabon. A cette occasion, les militaires des Forces armées gabonaises ont apporté une aide précieuse aux FFG.
Enfin, lors de l’arrivée des ressortissants à Paris, les armées ont mis à leur disposition plus de 200 places au Fort de l’est.
mercredi 6 février 2008
6 février 2008 - Visite du ministre de la défense au Tchad
MINISTERE DE LA DEFENSE
Le 6 février 2008, Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense, a effectué une visite à N’Djaména pour rencontrer les militaires français qui ont participé au regroupement et à l’évacuation des ressortissants. Accompagné du général Puga, sous-chef opérations de l’état-major des armées, ils ont été accueillis par le colonel Périé, commandant les éléments français au Tchad (EFT).
Monsieur Hervé Morin s’est rendu ensuite au centre d’opération des EFT où il a assisté à un briefing sur la situation actuelle au Tchad. Il a également visité le centre d’évacuation et a fait un point sur les derniers ressortissants qui doivent encore être récupérés.
Le 6 février 2008, Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense, a effectué une visite à N’Djaména pour rencontrer les militaires français qui ont participé au regroupement et à l’évacuation des ressortissants. Accompagné du général Puga, sous-chef opérations de l’état-major des armées, ils ont été accueillis par le colonel Périé, commandant les éléments français au Tchad (EFT).Monsieur Hervé Morin s’est rendu ensuite au centre d’opération des EFT où il a assisté à un briefing sur la situation actuelle au Tchad. Il a également visité le centre d’évacuation et a fait un point sur les derniers ressortissants qui doivent encore être récupérés.
"Pour l'instant, nous n'avons pas de nouvelles attaques prévisibles. On vient de faire un point d'opération, il y a en effet une colonne de soutien qui est en route mais elle se déplace lentement", a précisé le ministre de la Défense. "Cela nous laisse un peu plus de marge de manoeuvre pour pouvoir éventuellement opérer".
"Nous sommes en train d'analyser la situation", notamment parce que, "parmi les militaires morts que les forces françaises peuvent découvrir, il y a beaucoup d'enfants-soldats", a indiqué Hervé Morin. "Nous avons besoin d'éclaircir un peu tout cela".
"Nous sommes en train d'analyser la situation", notamment parce que, "parmi les militaires morts que les forces françaises peuvent découvrir, il y a beaucoup d'enfants-soldats", a indiqué Hervé Morin. "Nous avons besoin d'éclaircir un peu tout cela".
Le ministre de la Défense, au côté du Colonel Perié, commandant les Elements français au Tchad, à son arrivée sur l'aéroport de N'Djamena
Le ministre s'entretient avec un major de l'armée de l'air qui a participé à la mise en oeuvre du dispositif de regroupement et d'évacuation
mardi 5 février 2008
5 février à 10h03 - Entre 15.000 et 20.000 Tchadiens se sont réfugiés au Cameroun
"Les gens sont toujours en train de passer. C'est un flot continu", affirme le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Fuyant les combats entre rebelles et armée gouvernementale à N'Djamena, entre 15.000 et 20.000 Tchadiens se sont réfugiés au Cameroun au cours des derniers jours, a indiqué mardi 5 février le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)."Entre 15.000 et 20.000 personnes ont passé la frontière au cours des derniers jours", a déclaré la porte-parole du HCR à Genève, Hélène Caux, en s'appuyant sur les estimations d'une équipe du HCR arrivée lundi soir à Kousseri, une petite ville camerounaise
située à 15 km de la capitale tchadienne.
située à 15 km de la capitale tchadienne. Aucun combat "Les gens sont toujours en train de passer. C'est un flot continu", a-t-elle précisé. Sur place, aucun combat n'était signalé mardi matin pour la deuxième journée consécutive à N'Djamena, complètement contrôlée par l'armée tchadienne, mais les rebelles qui avaient attaqué la capitale du Tchad pendant le week-end ont à nouveau affirmé se trouver autour de la ville.
4 février à 18h00 - Point de situation du ministère de la Défense
A N’Djaména, la journée a été calme.
Les forces tchadiennes poursuivent la reprise de contrôle de la capitale et ont lancé des patrouilles sur la périphérie de la ville.
Le dispositif mis en place par les EFT est maintenu. Il permet d’assurer la sécurité de nos ressortissants encore présents à N’Djaména, en particulier sur les points de regroupement. Il permet également de contrôler les points indispensables à leur évacuation, en particulier l’aéroport.
Les militaires français ont poursuivi le transport à l’aide de véhicules blindés des ressortissants en direction du camp Kosseï, avec un effort particulier au profit de certaines délégations d’ambassades étrangères souhaitant quitter le pays.
Cet après-midi, deux rotations d’avions militaires de transport tactique ont permis de rapatrier plus de 100 ressortissants vers Libreville. Plus de 320 ressortissants sont donc présents ce soir à Libreville.
Les forces tchadiennes poursuivent la reprise de contrôle de la capitale et ont lancé des patrouilles sur la périphérie de la ville.
Le dispositif mis en place par les EFT est maintenu. Il permet d’assurer la sécurité de nos ressortissants encore présents à N’Djaména, en particulier sur les points de regroupement. Il permet également de contrôler les points indispensables à leur évacuation, en particulier l’aéroport.
Les militaires français ont poursuivi le transport à l’aide de véhicules blindés des ressortissants en direction du camp Kosseï, avec un effort particulier au profit de certaines délégations d’ambassades étrangères souhaitant quitter le pays.
Cet après-midi, deux rotations d’avions militaires de transport tactique ont permis de rapatrier plus de 100 ressortissants vers Libreville. Plus de 320 ressortissants sont donc présents ce soir à Libreville.
Arrivée à Libreville
Un coup de main ...
L'amabassadeur de France au Gabon Jean Marc Simone accueillant les francais évacués le 3 février 2008.
Prise en compte administrative
Arrivée au camp
Répartition dans les logements militaires
Soutien des "évacués"
Les forces armées gabonnaise en soutien
Le CRER organise le retour en Fance.
4 février à 12h00 - Point de situation du ministère de la Défense
N’Djaména, la nuit a été calme.
Les forces tchadiennes ont repris le contrôle de la plus grande partie de la capitale, même si les rebelles semblent encore présents dans quelques quartiers à l’est de la ville.
Les EFT maintiennent un dispositif permettant d’assurer la sécurité de nos ressortissants et le contrôle des installations indispensables à leur évacuation vers Libreville.
Ce matin, les militaires français ont repris l’évacuation des derniers ressortissants encore présents sur les sites de regroupement en direction du camp Kosseï. Dans le même temps, la fin des combats dans la zone de l’aéroport a permis le retour de deux Mirage F1 sur l’aéroport de N’Djaména.
Hier soir, deux avions militaires de transport tactique ont réalisé une nouvelle rotation entre N’Djaména et Libreville, permettant d’évacuer 168 ressortissants supplémentaires.
Parallèlement, un Airbus de l’armée de l’air a décollé de Libreville le 3 février dans la soirée avec 200 ressortissants à son bord. Ce mouvement vers la France s’est poursuivi ce matin avec un Boeing 777 affrété par le Ministère des Affaires étrangères qui a embarqué plus de 360 ressortissants.
Les forces tchadiennes ont repris le contrôle de la plus grande partie de la capitale, même si les rebelles semblent encore présents dans quelques quartiers à l’est de la ville.
Les EFT maintiennent un dispositif permettant d’assurer la sécurité de nos ressortissants et le contrôle des installations indispensables à leur évacuation vers Libreville.
Ce matin, les militaires français ont repris l’évacuation des derniers ressortissants encore présents sur les sites de regroupement en direction du camp Kosseï. Dans le même temps, la fin des combats dans la zone de l’aéroport a permis le retour de deux Mirage F1 sur l’aéroport de N’Djaména.
Hier soir, deux avions militaires de transport tactique ont réalisé une nouvelle rotation entre N’Djaména et Libreville, permettant d’évacuer 168 ressortissants supplémentaires.
Parallèlement, un Airbus de l’armée de l’air a décollé de Libreville le 3 février dans la soirée avec 200 ressortissants à son bord. Ce mouvement vers la France s’est poursuivi ce matin avec un Boeing 777 affrété par le Ministère des Affaires étrangères qui a embarqué plus de 360 ressortissants.
Prochain avion pour Libreville
Embarquement
Tout le monde à bord
Dans l'avion
3 février 2008 - Evacuation des ressortissants
Le 3 février 2008 à 01h30, les premières personnes évacuées depuis le camp Kosseï de N’Djamena par les militaires français de l’opération Epervier, sont arrivées sur la plate-forme de Libreville.
Visiblement fatiguées mais soulagées, les ressortissants de 17 nationalités ont été accueillis par M. Simon, ambassadeur de France au Gabon, et le général Réglat, commandant les Forces françaises au Gabon et conduits au camp de Gaulle, implantation des Forces françaises au Gabon.
Ils ont immédiatement été pris en charge par les militaires du Centre de regroupement et d’évacuation de ressortissants, armé par les 6ème Bataillon d’infanterie de marine et de la base de soutien (BSVIA) de Libreville, qui ont procédé à leur enregistrement et à l’accomplissement des formalités administratives afin d’organiser leur retour vers la France.
A l’heure actuelle, les Forces françaises au Gabon ont accueilli près de 900 ressortissants transportés en 10 rotations d’avions militaires de N’Djaména vers Libreville. 200 d’entre eux ont rejoint la France hier soir par Airbus militaire. Plus de 350 ont été rapatriés ce matin grâce à un Boeing affrété par le ministère des affaires étrangères.
Visiblement fatiguées mais soulagées, les ressortissants de 17 nationalités ont été accueillis par M. Simon, ambassadeur de France au Gabon, et le général Réglat, commandant les Forces françaises au Gabon et conduits au camp de Gaulle, implantation des Forces françaises au Gabon.
Ils ont immédiatement été pris en charge par les militaires du Centre de regroupement et d’évacuation de ressortissants, armé par les 6ème Bataillon d’infanterie de marine et de la base de soutien (BSVIA) de Libreville, qui ont procédé à leur enregistrement et à l’accomplissement des formalités administratives afin d’organiser leur retour vers la France.
A l’heure actuelle, les Forces françaises au Gabon ont accueilli près de 900 ressortissants transportés en 10 rotations d’avions militaires de N’Djaména vers Libreville. 200 d’entre eux ont rejoint la France hier soir par Airbus militaire. Plus de 350 ont été rapatriés ce matin grâce à un Boeing affrété par le ministère des affaires étrangères.
Convoi de récupération
les ressortissants évacués des hotels sous la protection des forces françaises
En attente d'embarquement dans les Véhicules de l'Avant Blindé
.... et dans les missions
5 février à 07h08 - L'armée française consolide sa base au Tchad
Les rebelles ont été mis en fuite, mais l'aéroport de N'Djamena, protégé par des militaires français, reste une cible.
Le transall de l'armée française vient de se poser sur le tarmac de l'aéroport de N'Djamena. À l'autre bout de la piste, un hélicoptère tchadien MI 24 atterrit à son tour. Au nombre de quatre, les appareils de combat d'Idriss Déby (deux MI 24 et deux MI 17) se relayent.
Le transall de l'armée française vient de se poser sur le tarmac de l'aéroport de N'Djamena. À l'autre bout de la piste, un hélicoptère tchadien MI 24 atterrit à son tour. Au nombre de quatre, les appareils de combat d'Idriss Déby (deux MI 24 et deux MI 17) se relayent.
L'aérodrome mixte franco-tchadien est situé dans l'enceinte de la base qui abrite, depuis 1986, le commandement de l'opération française «Épervier». Des accords de coopération militaire unissent Paris et N'Djamena, mais la France se garde d'intervenir directement dans le conflit. Elle fournit des informations aux forces armées tchadiennes tout en restant «neutre».
Mis en fuite, les assaillants ont quitté l'agglomération. Mais lundi matin, ils ont à nouveau menacé d'attaquer l'aéroport. Un défi jugé inacceptable par le colonel Paul Perié, le commandant de l'opération «Épervier». «La maîtrise de l'aéroport est essentielle. Nous avons mis en place des moyens robustes pour préserver le périmètre,» prévient-il. Le colonel confirme la «délocalisation» de la dizaine de Mirage et de la flotte d'avions Atlantic à Abéché et dans d'autres sanctuaires africains. «Ils sont opérationnels et reviennent occasionnellement» confie-t-il.
Bondée, la base 172 est en effervescence. Les effectifs ont été renforcés par l'arrivée, vendredi, de deux compagnies de parachutistes. Des employés des Nations unies et des réfugiés se sont éparpillés dans l'enceinte autour de bâtiments
bardés de murs anti-éclats. En ville, un calme précaire s'est installé. Les forces loyalistes tiennent les principaux points de la capitale dans un climat de tension. Les troupes françaises protègent l'ambassade de France située à proximité du palais présidentiel. Les diplomates campent à l'intérieur. Les deux grands hôtels de la ville, ainsi que trois centres de regroupement des expatriés, sont sous surveillance française. Des milliers de civils tchadiens ont fui la capitale pour se réfugier au Cameroun voisin.
Exfiltration spectaculaire
L'opération d'évacuation des étrangers vers Libreville s'est poursuivie dimanche jusque tard dans la nuit. Elle a pris une tournure spectaculaire avec l'exfiltration, au cours d'une opération héliportée, du personnel de l'ambassade des États-Unis et d'Allemagne. Les chancelleries étaient cernées par de violents combats.
L'opération d'évacuation des étrangers vers Libreville s'est poursuivie dimanche jusque tard dans la nuit. Elle a pris une tournure spectaculaire avec l'exfiltration, au cours d'une opération héliportée, du personnel de l'ambassade des États-Unis et d'Allemagne. Les chancelleries étaient cernées par de violents combats.
Le transfert, le même jour, des Français des points de regroupement vers la base militaire s'est déroulé sous les tirs. «Les véhicules blindés ont essuyé des rafales d'armes automatiques. Il y eut aussi des tirs en direction de l'aéroport, mais il s'agissait de balles perdues. Deux soldats ont été légèrement blessés,» précise le colonel Perié. Lundi, l'extraction de ressortissants français isolés s'est poursuivie. Près de mille étrangers ont quitté le Tchad, dont la moitié de la communauté française de N'Djamena. Ceux qui sont restés hésitent, pris entre l'espoir d'un retour à la normale et la crainte d'un nouvel embrasement. «Nous avons passé de sales moments. On se terrait dans les villas en attendant que les affrontements baissent d'intensité. Les enfants paniquaient, mais l'important dans ce genre de situation est de garder son calme», explique Alain Veau, 65 ans dont vingt-six ans d'Afrique.
«Nous sommes passés par l'avenue Charles-de-Gaulle, l'artère centrale de N'Djamena ; elle était dévastée. Il y avait des petits groupes qui pillaient tranquillement. Beaucoup de maisons ont été visitées,» témoigne Didier Tribaut, un Français sur le départ.
lundi 4 février 2008
Qui sont les rebelles tchadiens ?
Leurs chefs sont souvent d'anciens alliés du président Deby :
- Mahamat Nouri, le patron de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) fut ministre de la Défense de 2001 à 2003.
- Les jumeaux Timan et Tom Erdimi, dirigeants du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), sont les neveux d'Idriss Deby. Jusqu'à la fin de 2005, ils travaillaient au cabinet présidentiel et contrôlaient les filières du coton et du pétrole.
Que veulent-ils ?
Chasser Idriss Deby. Ils parent, bien entendu, leur offensive d'un habillage démocratique : ils réuniraient un « collège » dans les 48 heures après leur prise de pouvoir, pour désigner un président de transition, et formeraient un front national avec toutes les composantes du pays. Manière de cacher l'absence de projet commun.
Chasser Idriss Deby. Ils parent, bien entendu, leur offensive d'un habillage démocratique : ils réuniraient un « collège » dans les 48 heures après leur prise de pouvoir, pour désigner un président de transition, et formeraient un front national avec toutes les composantes du pays. Manière de cacher l'absence de projet commun. Si Mahamat Nouri semble proche du régime soudanais, qui l'arme et le finance, les frères Erdimi, qui entretiennent des relations avec les pétroliers tant chinois qu'américains, présents au sud du Tchad, veulent récupérer leurs anciens avantages.
Petit rappel des faits
• Lundi 4 février:
12h42: Au total 839 ressortissants étrangers ont été évacués du Tchad vers le Gabon depuis le début de l'opération de l'armée française samedi en raison de l'attaque des forces rebelles sur N'Djamena, ajoute l'état-major des armées.
12h19: Des échanges de tirs entre des rebelles et des militaires français auraient eu lieu samedi près de l'aéroport de N'Djamena, annonce l'état-major des armées.
11h49: Le chef de la diplomatie européenne Javier Solana se dit favorable à un maintien de la force militaire de l'UE au Tchad, même si son déploiement demeure suspendu.
9h44: Un deuxième avion civil affrété par le ministère des Affaires Etrangères s'est posé à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Il transportait à son bord 323 ressortissants étrangers, dont 205 Français.
9h16: Le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) annonce que plusieurs milliers de personnes ont quitté N'Djamena dans la nuit pour se réfugier au Cameroun. La nuit dans la capitale tchadienne a été plutôt calme, malgré quelques échanges de tirs isolés.
2h44: Le Conseil de sécurité de l'ONU conclut des consultations sur le Tchad sans parvenir à s'accorder sur un texte. Il se réunira de nouveau lundi matin (heure américaine) dans ce but, a indiqué son président, l'ambassadeur du Panama, Ricardo Alberto Arias.
• Dimanche 3 février:
23h53: L'Airbus A310 militaire français transportant 202 ressortissants étrangers évacués du Tchad s'est posé à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance de Libreville.
21h24: Le Conseil de sécurité des Nations unies va tenir une réunion d'urgence ce dimanche après-midi (heure américaine) sur le Tchad. Cette réunion devrait débuter à 21h30 GMT (16h30 aux Etats-Unis)
21h14: La rébellion tchadienne affirme s'être installée à la sortie est de N'Djamena pour laisser aux civils le temps de quitter le centre-ville, avant de repasser à l'offensive.
19h15: Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec le président Deby «à qui il a redit que la France, attachée à l'unité et à la stabilité du Tchad, condamnait fermement la tentative de prise du pouvoir par la force par des groupes armés venus de l'extérieur», a déclaré David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
17h23: Les rebelles tchadiens accusent la France de«jouer la montre» pour permettre au président Idriss Deby Itno de se réorganiser, et ont menacé d'attaquer l'aéroport international de N'Djamena utilisé pour les évacuations d'étranger.
«La décision a été prise, nous allons prendre l'aéroport dans les 24 heures», a déclaré un porte-parole de la représentation du mouvement UFDD (Union des Forces pour la démocratie et le développement) à Paris, affirmant parler au nom des rebelles qui tentent de prendre le pouvoir à N'Djamena.
«La décision a été prise, nous allons prendre l'aéroport dans les 24 heures», a déclaré un porte-parole de la représentation du mouvement UFDD (Union des Forces pour la démocratie et le développement) à Paris, affirmant parler au nom des rebelles qui tentent de prendre le pouvoir à N'Djamena.
16h14: Un Airbus A310 militaire français a décollé dimanche de Libreville pour Paris avec 202 ressortissants étrangers évacués du Tchad à son bord, selon l'état-major des armées à Paris.
16h01: Le grand marché de N'Djamena et la radio nationale tchadienne ont été détruits dimanche par des incendies et des pillages, selon des témoins cités par l'AFP.
15h23: Le Soudan nie toute implication dans les combats au Tchad et appelle les parties en conflit à la «retenue».
14h33: La situation est «globalement calme» à N'Djamena dimanche en début d'après-midi, selon une source militaire citée par l'AFP.
«Il y a des opérations militaires des deux côtés. La situation reste très incertaine et il est difficile de déterminer qui contrôle quoi». Autour du quartier de la présidence, «c'est mouvant», a ajouté cette source.
«Il y a des opérations militaires des deux côtés. La situation reste très incertaine et il est difficile de déterminer qui contrôle quoi». Autour du quartier de la présidence, «c'est mouvant», a ajouté cette source.
14h24: Selon Médecins sans frontières, les combats entre forces tchadiennes et rebelles ont fait plusieurs centaines de blessés à N'Djamena, essentiellement des civils touchés par des «balles perdues».
14h00: On apprend dimanche que deux soldats français ont été «légèrement blessés» dans les combats entre forces tchadiennes et rebelles samedi à N'Djamena, selon l'état-major des armées à Paris. «Ils ont été atteints par des éclats autour de points de regroupement des ressortissants étrangers», a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major, précisant qu'il s'agissait «probablement de balles perdues».
13h41: La rébellion tchadienne a attaqué la préfecture d'Adré, dans l'est du Tchad, à la frontière du Soudan. Selon le préfet tchadien de région, cette attaque a eu lieu avec le soutien de l'aviation soudanaise.
12h20: les opérations d'évacuation des ressortissants étrangers du Tchad reprennent avec le décollage d'un Hercules C-130 de l'armée française à destination de Libreville avec 104 ressortissants à son bord, selon l'état-major des armées.
Auparavant, alors que la nuit de samedi à dimanche a été calme, les combats ont repris à N’Djamena. Tirs des chars autour de la présidence. Des hélicoptères attaquent des pick-up de l'alliance rebelle, qui a mené des incursions en plusieurs points de la capitale.Interrogé sur Europe1, le ministre de la Défense Hervé Morin déclare que le déploiement de la force européenne Eufor est «suspendu jusqu'à mercredi».
On apprend que la France a proposé dès vendredi soir à Idriss Deby, qui résiste toujours, retranché dans son palais, de le faire sortir du Tchad, mais il a refusé.
L'armée française a évacué quelque 400 ressortissants étrangers sur Libreville (Gabon).
• Samedi 2 février
Les rebelles entrent dans N'Djamena après plus de trois heures d'affrontements avec l'armée.Dans la soirée, un accord de cessez-le-feu proposé par Kadhafi, et accepté par le principal chef de la rébellion, le général Mahamat Nouri, est nuancé par les rebelles, qui indiquent que ce dernier a donné son accord à condition que les deux autres chefs de l'alliance l'acceptent également.
Paris, qui dépêche 150 soldats supplémentaires, condamne «la tentative de prise du pouvoir par la force (...) par des groupes armés venus de l'extérieur».
Environ 750 ressortissants français et étrangers sont regroupés sous protection militaire française à N'Djamena, pour être évacués.
L'épouse et la fille d'un employé de l'ambassade d'Arabie saoudite sont tuées par une bombe.• Vendredi 1er février
Le matin, de brefs affrontements entre armée et rebelles ont lieu aux environs de Massaguet (50 km au nord-est de N'Djamena), puis à nouveau dans l'après-midi. L'armée ne réussit pas à s'imposer. Le chef d'état-major Daoud Soumaïn est tué dans les combats.
N'Djamena est quadrillée par un imposant dispositif militaire.
Paris a dépêché à N'Djamena une centaine de soldats de Libreville.
La rébellion demande «la neutralité» de la France.
Une colonne de rebelles tchadiens venus du Soudan et composée de quelque 300 pick-up, arrive non loin de N'Djamena après avoir traversé le pays sur 700 km en évitant l'armée nationale tchadienne (ANT).
L'ANT menée par le président Idriss Deby Itno, tente vainement de bloquer l'avancée des rebelles puis revient se déployer autour de N'Djamena.
La France, liée au Tchad par un accord de coopération militaire technique, assure qu'elle respectera ses engagements.
4 février à 08h38 - "la France n'a pas à participer à des combats qui n'entrent pas dans un cadre légal", selon Hervé Morin
Propos du Ministre de la Défense Mr MORIN
"La France n'a pas à participer à des combats qui n'entrent pas dans un cadre légal", a réaffirmé lundi le ministre de la Défense Hervé Morin en rappelant avec insistance que Paris avait avec N'Djaména "un accord de coopération militaire" et non pas un accord de défense. Cet accord est un accord "de formation, de soutien logistique et de santé", a-t-il dit sur RTL."Si nous avions un accord de défense, les accords de défense fixent en général un cadre extrêmement précis sur l'intervention militaire de la France pour la protection d'un Etat notamment s'il est attaqué par un Etat voisin. En l'occurrence, cet accord de coopération militaire ne prévoit d'aucune façon que les forces armées françaises soient amenées à intervenir".
Sur la situation sur le terrain, M. Morin a déclaré qu'il semblerait que les forces rebelles soient maintenant à la périphérie sinon en dehors de N'Djaména": Quant à l'état du rapport de force, il est encore compliqué pour pouvoir se prononcer", a-t-il ajouté alors que les rebelles ont annoncé leur retrait volontaire de la capitale tchadienne.
A propos des évacuations de ressortissants français et occidentaux, M. Morin a précisé que ces départs se faisaient "sur la base du volontariat": "en tout, il y a environ 800 personnes qui souhaitaient quitter N'Djaména (...) si d'autres décident de partir, ils partiront. Nous les évacuerons par Libreville".Près de 200 ressortissants français et étrangers en provenance du Tchad sont arrivés dimanche soir sur l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle. Cet appareil, arrivé de Libreville peu avant minuit, transportait 130 Français et 69 ressortissants de 27 pays différents. Un second appareil acheminant environ 400 passagers vers la France devrait atterrir lundi midi et Paris étudiait dimanche soir la nécessité d'organiser une troisième rotation.
3 février à 23h59 - Les premiers étrangers évacués arrivent en France
L'Airbus A310 militaire français transportant 202 ressortissants étrangers évacués du Tchad s'est posé dimanche soir à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance de Libreville, a indiqué la sous-préfecture de Roissy.Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Bernard Kouchner et Hervé Morin, étaient à l'aéroport pour les accueillir.
Dans l'avion se trouvent 130 Français.
Selon l'armée française, 580 étrangers ont été rapatriés sur Libreville (Gabon) depuis N'Djamena, livrée aux combats entre les soldats fidèles au président Idriss Deby Itno et des rebelles.
dimanche 3 février 2008
3 février 12h33 - Reprise des évacuations sur Libreville
Les opérations d'évacuation des ressortissants étrangers du Tchad ont repris dimanche en fin de matinée avec le décollage d'un Hercules C-130 de l'armée française à destination de Libreville avec 104 ressortissants à son bord."Un Hercules C-130 vient de décoller de N'Djamena avec 104 ressortissants à son bord", a déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.
"Les combats qui s'étaient rapprochés de la zone de l'aéroport n'avaient pas permis de reprendre les vols depuis 06H00 locales", a-t-il précisé.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les avions de transport de l'armée française avaient déjà évacué 397 ressortissants étrangers en cinq rotations entre N'djamena et Libreville.
"Avant le décollage de l'Hercules, il restait près de 600 ressortissants sur les trois points de regroupement mis en place à N'Djamena et au camp militaire Kossei des forces françaises", a spécifié le commandant Prazuck.
3 février à 13h30 - Le déploiement de l'Eufor "suspendu jusqu'à mercredi" selon Paris
Le ministre français de la Défense Hervé Morin a annoncé dimanche que le déploiement de la force européenne Eufor au Tchad et en Centrafrique était "suspendu jusqu'à mercredi" en raison des combats."Pour l'instant, (le déploiement de) l'Eufor est suspendu de quelques jours, jusqu'à mercredi", mais "personne" n'a l'intention de renoncer à cette opération, a déclaré M. Morin à la radio Europe 1.
La force européenne, qui doit être déployée dans l'est du Tchad et en Centrafrique (Eufor), vise à protéger 450.000 réfugiés du Darfour (ouest du Soudan) et déplacés tchadiens et centrafricains.
Dans une interview à l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner déclare qu'il "ne croit pas" que l'offensive des rebelles tchadiens puisse compromettre ce déploiement.
Dans ce même journal, le chef des rebelles du Rassemblement pour le Changement (RFC) entrés dans N'Djamena samedi, Timane Erdimi, a indiqué que son mouvement ne voyait "plus aucun inconvénient" à la présence de l'Eufor au Tchad. "Si l'Eufor a une mission noble qui consiste à sécuriser les populations déplacées et les populations réfugiées, nous ne voyons plus aucun inconvénient à sa présence", a-t-il déclaré au journal.
Quant au ministre autrichien de la Défense Norbert Darabos, il a indiqué que son pays envisageait de retirer une partie de ses soldats déployés au Tchad au sein de la force européenne en raison des combats.
"Il n'y a pas de menace directe sur notre unité", mais "nous ne voulons pas prendre de risques inutiles et nous préparons un retrait", a-t-il déclaré au quotidien autrichien Österreich.
Plus tôt, le porte-parole du ministère autrichien de la Défense, Stefan Hirsch, avait déclaré à l'AFP que 17 soldats autrichiens se trouvaient au Tchad au sein d'une unité avancée de l'Eufor Tchad-RCA.
"Il n'y a pas de menace directe sur notre unité", mais "nous ne voulons pas prendre de risques inutiles et nous préparons un retrait", a-t-il déclaré au quotidien autrichien Österreich.
Plus tôt, le porte-parole du ministère autrichien de la Défense, Stefan Hirsch, avait déclaré à l'AFP que 17 soldats autrichiens se trouvaient au Tchad au sein d'une unité avancée de l'Eufor Tchad-RCA.
D'ici à mai, l'Eufor Tchad-République Centrafrique doit déployer quelque 3.700 militaires, dont 2.100 Français, 400 Irlandais et 400 Polonais.
L'UE avait retardé vendredi l'envoi de troupes autrichiennes et irlandaises dans le cadre de cette mission en raison des combats.
3 février 03h21 - Les premiers évacués de N'Djamena "harassés mais heureux" à Libreville
Les premiers étrangers évacués de N'Djamena, en majorité des Français, sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche à Libreville, la capitale du Gabon, "harassés, mais heureux"."Nous sommes contents d'avoir quitté N'Djamena. la journée a été dure et harassante. On ne savait pas comment les choses pouvaient tourner", a confié une mère de famille, accompagnée de deux de ses enfants.
Deux hommes d'affaires, en séjour dans la capitale tchadienne depuis une semaine, acquiescent à leur tour, affirmant n'avoir pas réellement vu les combats mais entendu "beaucoup de détonations".
"Quand on en a jamais entendu cela surprend quand même", estime l'un d'eux la mine un peu défaite par une longue journée achevée par un vol de plus de trois heures dans un transall de l'aviation de transport de l'armée française.
Regroupés depuis vendredi soir dans des centres sécurisés par l'armée française dans N'Djamena, toutes les personnes interrogées ont exprimé leur satisfaction à l'égard des soldats français qui les ont protégées ces dernières 24 heures.
"L'armée française a été remarquable", a souligné une femme d'une cinquantaine d'années qui a laissé son mari à N'Djamena. "Il a préféré rester pour s'occuper de ces affaires. Les choses peuvent peut-être s'arranger rapidement", indique-t-elle d'un ton toutefois pas très convaincu.
"L'armée française a été remarquable", a souligné une femme d'une cinquantaine d'années qui a laissé son mari à N'Djamena. "Il a préféré rester pour s'occuper de ces affaires. Les choses peuvent peut-être s'arranger rapidement", indique-t-elle d'un ton toutefois pas très convaincu.
Quelques enfants, descendent de l'avion l'air un peu perdu mais surtout fatigués et marqués par le manque de sommeil.
Accueilli par l'ambassadeur de France au Gabon Jean-Marc Simon et par le général Claude Réglat, commandant des forces françaises à Libreville où Paris dispose d'une base militaire de quelque 800 hommes, les évacués ont été conduits au Camp de Gaulle, situé non loin de l'aéroport.Là il prendront un peu de repos avant de repartir sur la France par avion.
"Nous n'avons pas de problème pour accueillir dans des conditions très satisfaisantes ces personnes", affirme le général Réglat, qui observe que le départ du camp ces derniers jours de deux compagnies pour aller en renfort à N'Djamena permet "d'être à l'aise" pour cet accueil d'un type spécial. "Le camp peut aujourd'hui accueillir dans d'excellentes conditions et en climatisé 500 personnes", souligne ce militaire.
Dans la nuit quatre autres vols en provenance de N'Djamena doivent encore venir se poser à Libreville, emmenant au total quelque 400 personnes.
Un Boeing 777 de 440 places doit quitter Libreville dimanche pour Paris pour les réfugiés souhaitant rentrer en France.
Ceux qui tablent sur une solution rapide de la crise ont la possibilité de rester quelques jours au Camp de Gaulle, ont souligné les autorités françaises.
samedi 2 février 2008
2 février à 21h35 - Tchad : la France évacue les ressortissants étrangers
La France a décidé de déployer des moyens supplémentaires au Tchad pour procéder à une évacuation de ressortissants étrangers, mais en se gardant d’intervenir pour venir en aide à son allié Idriss Deby, assiégé par la rébellion…
Loin des interventions militaires d’antan pour appuyer les régimes menacés dans ses ex-colonies, Paris a attendu cet après-midi pour "condamner fermement la tentative de prise du pouvoir par la force (...) par des groupes armés venus de l’extérieur", allusion au Soudan, qui soutient les rebelles.
Ce soir, le ministre français des Affaires étrangères a condamné l’offensive des rebelles. Bernard Kouchner... (0'35")
De son côté, le ministre de la Défense, Hervé Morin a évalué à "environ 200" les personnes "qui souhaitent être évacuées". Il a précisé que les personnes évacuées seraient d’abord transportées en Transall jusqu’à Libreville avant de gagner Paris.
Le Ministre de la Défense Hervé Morin, assure que les opérations vont commencer dès ce soir. (0'37")
Explications du lieutenant colonel Bausset, de l’Etat major de la 1ère brigade logistique de Montlhéry, il commande le détachement du centre de recueil et d’évacuation de ressortissants au Tchad... (0'60")
Le président Sarkozy a tenu deux réunions de crise avec MM. Morin et Kouchner, mais aucune déclaration politique n’est venue de l’Elysée. Après s’être "longuement entretenu" ce matin avec M. Deby, le chef de l’Etat s’est "une nouvelle fois entretenu" dans l’après-midi avec son homologue tchadien sur les "dernières évolutions de la situation au Tchad, en particulier à N’Djamena", a simplement annoncé la présidence.
Face à la brusque détérioration de la situation à N’Djamena, Paris a toutefois envoyé de nouveaux renforts, pour la deuxième fois en deux jours. "150 soldats sont arrivés ce matin de Libreville, ce qui porte à 1.450 le nombre des soldats français" au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, présent dans le pays depuis 1986, a indiqué l’état-major des armées. Les militaires français ont assuré la "sécurisation" de quelque 700 ressortissants français et étrangers, regroupés sur trois sites dans la capitale tchadienne, où les rebelles sont entrés tôt ce matin, après un raid de quelques jours à travers le pays depuis le Soudan voisin.
Loin des interventions militaires d’antan pour appuyer les régimes menacés dans ses ex-colonies, Paris a attendu cet après-midi pour "condamner fermement la tentative de prise du pouvoir par la force (...) par des groupes armés venus de l’extérieur", allusion au Soudan, qui soutient les rebelles.
Ce soir, le ministre français des Affaires étrangères a condamné l’offensive des rebelles. Bernard Kouchner... (0'35")
De son côté, le ministre de la Défense, Hervé Morin a évalué à "environ 200" les personnes "qui souhaitent être évacuées". Il a précisé que les personnes évacuées seraient d’abord transportées en Transall jusqu’à Libreville avant de gagner Paris.
Le Ministre de la Défense Hervé Morin, assure que les opérations vont commencer dès ce soir. (0'37")
Explications du lieutenant colonel Bausset, de l’Etat major de la 1ère brigade logistique de Montlhéry, il commande le détachement du centre de recueil et d’évacuation de ressortissants au Tchad... (0'60")
Le président Sarkozy a tenu deux réunions de crise avec MM. Morin et Kouchner, mais aucune déclaration politique n’est venue de l’Elysée. Après s’être "longuement entretenu" ce matin avec M. Deby, le chef de l’Etat s’est "une nouvelle fois entretenu" dans l’après-midi avec son homologue tchadien sur les "dernières évolutions de la situation au Tchad, en particulier à N’Djamena", a simplement annoncé la présidence.
Face à la brusque détérioration de la situation à N’Djamena, Paris a toutefois envoyé de nouveaux renforts, pour la deuxième fois en deux jours. "150 soldats sont arrivés ce matin de Libreville, ce qui porte à 1.450 le nombre des soldats français" au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, présent dans le pays depuis 1986, a indiqué l’état-major des armées. Les militaires français ont assuré la "sécurisation" de quelque 700 ressortissants français et étrangers, regroupés sur trois sites dans la capitale tchadienne, où les rebelles sont entrés tôt ce matin, après un raid de quelques jours à travers le pays depuis le Soudan voisin.
Le ministère des affaires étrangères a mis un numéro d’appel gratuit (n° vert) à la disposition des personnes souhaitant avoir des informations sur des proches se trouvant au Tchad. Il s’agit du 0 800 174 174.
2 février 2008 - Ministère de la défense français
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a annoncé samedi qu'un Airbus de l'armée de l'air française devait quitter Paris pour N'Djamena où il est attendu en fin de journée afin de participer à une éventuelle évacuation de ressortissants français et européens.
"Un Airbus arrivera en fin de journée à N'Djamena", a déclaré M. Morin, soulignant que la décision d'évacuer ces ressortissants n'avait pas encore été prise. "Il n'y a pas de mouvements de populations et de menaces à l'égard des Européens mais la situation est très incertaine sur le terrain et nous prenons donc les précautions nécessaires", a-t-il ajouté.
Deux compagnies supplémentaires de soldats français, soit environ 300 hommes, doivent par ailleurs rejoindre très prochainement Libreville depuis la France afin de remplacer deux autres compagnies déjà redéployées sur N'Djamena, a précisé M. Morin. Elles seront "réinjectées dans le dispositif pour le maintenir au même niveau", a-t-il expliqué.
"Un Airbus arrivera en fin de journée à N'Djamena", a déclaré M. Morin, soulignant que la décision d'évacuer ces ressortissants n'avait pas encore été prise. "Il n'y a pas de mouvements de populations et de menaces à l'égard des Européens mais la situation est très incertaine sur le terrain et nous prenons donc les précautions nécessaires", a-t-il ajouté.
Deux compagnies supplémentaires de soldats français, soit environ 300 hommes, doivent par ailleurs rejoindre très prochainement Libreville depuis la France afin de remplacer deux autres compagnies déjà redéployées sur N'Djamena, a précisé M. Morin. Elles seront "réinjectées dans le dispositif pour le maintenir au même niveau", a-t-il expliqué.
Dispositif mis en place pour assurer la sécurité des ressortissants Français, européens et étrangers d’autres nationalités à N’Djamena
Le ministère des Affaires étrangères et européennes confirme que la sécurité des ressortissants étrangers regroupés sur les 3 sites prévus à cet effet à N’Djamena est assurée par le dispositif militaire français.Actuellement, environ 700 personnes, Français, européens et étrangers d’autres nationalités, ont rejoint ces sites.
Des dispositions sont envisagées pour que ceux qui le souhaiteraient puissent quitter N’Djamena à partir de cet après midi dans de bonnes conditions de sécurité.
Pour assurer la prise en charge de ces personnes, le ministère des Affaires étrangères et européennes a dépêché dans la nuit à N’Djamena une équipe de renfort de 9 personnes accompagnées de matériel médical et de moyens de communication.
Ouverture d’un numéro vert
Le ministère des Affaires étrangères et européennes a ouvert un numéro vert qui est à la disposition des personnes qui souhaiteraient avoir des informations sur la situation de leurs proches qui se trouvent actuellement au Tchad.
Il s’agit du : 0 800 174 174
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